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PAGES SUR UNE AVENTURE ARDÉCHOISE

LE TOUR DU MONDE EN BATEAU

Les navigateurs fous aux amis, et familles  

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Aujourd'hui 16 décembre 2002, nous faisons notre premier essai informatique.  Nous en profitons pour souhaité à tous de joyeuses fêtes de fin d'année. Petit récapitulatif du voyage autour du monde.

Viviers - Port St Louis :

Descente sans histoire jusqu'à la dernière écluse, passage du Rhône à la mer.  Le Capitaine passe à l'eau!!!

Port St Louis - Port St Louis :

Préparation du bateau entre-coupé par les visites de la famille et des amis.  Le 1er septembre fête au port pour le départ qui en réalité se fera le 6 septembre.

Port St Louis - les Baléares

  Aïe Aïe Aïe!!! tout ce complique.  Nous encaissons notre première tempête, nous ne faisons pas dans le détail, force 10 pendant 48 heures.  Conséquences perte de la survie, bôme cassée, chariot d'écoute arraché.  Nous nous mettons en fuite, direction l'Algérie.

Le calme revient nous décidons de nous mettre à l'abri au port de Mahon sur l'île de Minorque. 2ème tempête elle n'est que force 8!!!  Mais dans la bonne direction enfin Mahon où nous resterons coincés 17 jours pour effectuer les réparations nécessaires et avoir la visite de l'expert.  Nous repartirons pour Gibraltar.

 Mahon  normalement Gibraltar :

  Départ le 26 octobre à 0 heure 30 sans vent, nous connaissons notre l ère pétole qui sera que de courte durée. 3ème tempête force 8 nous devenons des pros des caprices du vent. le calme revient avec pétole, brouillard, bruine, avant une 4 ème tempête le moteur lâche.  Nous ne pouvons passer Gibraltar pour cause de vent et de courants de marée demi-tour  Marbela pour se mettre à l'abri,  pas facile sans moteur le bateau refuse.  Nous essayons des heures pour accéder au port, heureusement un plaisancier qui en sortait nous prend en remorque et nous laisse à quai.  Ouf !! Nous allons nous reposer et ensuite réparer.

 

Marbella - Gibraltar -.

Départ le 6 octobre à 3 heures du matin comme des voleurs puisque la police maritime nous contrôle en mer, pas de problème, ils comprennent que nous sommes de simples touristes.  Pas de chance nous comptions sur le vent, il n'est pas au rendez-vous.  Ce qui sera un handicap pour la suite.  Nous sommes en vue de Gibraltar, il est 13 heure 30.  Sans vent nous sommes en retard de 3 heures sur la marée pourtant il nous faut passer.  Mise obligatoire du moteur.  Gibraltar est une vraie poubelle (sacs, écumes, égouts,..) au mélange des deux mers (atlantique, Méditerranée).  Le temps passe, le courant se fait de plus en plus violent, des tourbillons se forment, nous n'avançons plus, on a même l'impression de reculer.  Tant pis nous poussons le Dieu Diesel au maximum jusqu'à la limite de la casse.  Le temps est de plus en plus long mais nous gagnions du terrain- De 0,5 nœuds nous passons à 4 nœuds.  Ouf l!!  Nous croisons la pointe de Tarifa.  Nous sommes enfin dans l'Atlantique et nous pouvons savourer le champagne.  Ce fut une erreur car après avoir donné un verre à l'océan, celui-ci n'a pas supporté et nous réservé une autre de ses surprises.

 

Gibraltar - Mohamédia :

 

Le 8 octobre le baromètre commence a baisser de 1015 à 1012, il a prit 3 points d'un coup, mauvais présage, pourtant, le vent a chuté, le bateau n'avance plus et heureusement les dauphins sont là pour jouer avec nous pendant des heures.  C'est le calme avant la tempête, nous utilisons à nouveau le moteur.  Il faut prendre une décision : soit refaire le plein au port le plus proche (Maroc) soit continuer sur Dakar.  Nous décidions donc le Maroc  pour jouer la sécurité au niveau carburant, mais le baro continue sa descente 1007, et nous devons affronter le centre de la dépression qui sur notre route.  Le vent monte, la mer devient grise s,et le ciel se noirci.  Nous réduisons la voilure : nous supprimons les voiles, nous mettons le moteur, rien y fait, Océania refuse, recule et se met à violemment à valser.  Roger chante Brel "La valse a mille temps",et Pierre Feldman "Les valse de vienne".  Le ciel continue de nous tomber sur la tête : nous sommes au cœur de la dépression.  Tonnerre, vent violent, pluie, grêle, vagues croisées avec creux de 6 m. Il est 1 0 H du matin, il fait nuit noire.  Le port de Mohamédia joue avec nous , il apparaît comme il disparaît, nous croyons devenir fous.  Heureusement que le compas et le GPS sont d'un grand secours, Après 14 H 30 nous arrivons au port, fatigués, trempés, mais heureux de pouvoir se poser après 36 H de bataille avec les éléments.  Le repos fut de courte durée car la visite des douanes, la police du port, la gendarmerie persuadés que les colis remis au départ par l'association "Ardèche -Sénégal" au profit d'une mission de Dakar était un moyen détourné pour transporter de la drogue.  Après de longues perquisitions ils durent constater que les colis étaient bien du savons et non des savonnettes "shit".  Avec leurs excuses, nous obtînmes même un laisser passer pour visiter la ville et nous rappeler tous nos souvenirs et saveurs d'enfance.

  

Mobamedia - Dakar:

  Départ le 11 octobre à 18 H52, le temps est magnifique et nous profitons du fort bon vent du nord pour aligner les milles au maxi car nous avons du retard sur le calendrier.  Pendant 8 jours nous progressions, force 7 - 8, vent arrière, nous surfons avec les vagues c'est merveilleux.  Notre tactique est de fuir les dépressions qui se succèdent, et nous poussent toujours dans la bonne direction "Dakar".  Mais comme bien sur cela n'a pas duré car bientôt on va connaître notre plus belle pétole 6 miles en 24 heures ce qui permet de jouer avec les dauphins, les marsouins, et voir des tortues.  Ces intermittences de vent et de calme vont se succédaient j notre arrivée.  Notre arrivée de nuit le 25 nous fait découvrir les mauvaises odeurs du port.  A notre grande surprise les feux ne correspondent pas avec la carte et s'est de justesse que nous évitons une digue derrière laquelle nous allons mouiller en attendant voir demain où nous sommes exactement.  C'est au CVD que nous avons en fait échoués, beau centre de voiles avec toutes les commodités.  Nous mettons alors pied à terre pour boire un bon apéro et contacter enfin Kiki qui nous attendait depuis 15 jours.  A nos retrouvailles, des grandes surprises allaient venir.  D'abord trois de nos amis avaient fait route avec elle dans la plus grande discrétion.  Quel plaisir de retrouver mes frères Malicou, Jacot et Tint, tous issus du Duguesclin dont le patron Bruno malgré nos contact durant notre traversée a gardé leur secret.  Puis la joie de découvrir le drapeau des vignerons Ardéchois confectionné en France sur la demande de Kiki.  D'ailleurs depuis ce jour il flotte à chaque escale  en  haut de l'Océania. Il me rappel mon Ardèche et ma Kiki.  Durée de notre séjour au Sénégal au moins 3 semaines qui me permirent de faire beaucoup de réparations après les tempêtes subies.  Nous avons été fiers de remettre les savons à son destinataire.  

  Dakar - Cap-Vert:

  Départ le 8 novembre 1 1 h3 0 le temps est calme petit vent tout s'annonce bien pour la première traversée de Kiki. Le plein de gasoil est fait au port de Dakar, à même la raffinerie ( prix dérisoire) nous partons pour le Cap-Vert.  Le moteur ou plutôt la transmission nous lâche face à l'île de Gorée, par chance le vent est tombé je répare sur place.  Dès le travail terminé nous reprenons la route et  le vent se lève, nous ne mettrons que trois jours pour faire la traversée, un petit force 7 nous avait accompagné, nous découvrons la première  île le 11 au matin.  C'est l' île de Sa] avec son port Palméra.  Nous y resterons 12 jours,.. Nous partons pour Saint Nicolas avec son port Tarafal.  Nous y resterons 4 jours... Nous partons pour Saint Lucie île déserte, I'Océania  restera 3 jours dans des eaux cristallines sans voir personne, niais avec des bourrasques de vent qui descendent des montagnes pelées Heureusement nous avons un bon encrage.  Nous resterons 3 jours à nous baigner dans une eau turquoise de 28 degrés... Nous partons pour Saint Vincent avec son port Mindelo.  Nous arrivons le 30 pas facile de passer les canaux entre les îles avec les courants, la marée, le vent. Heureusement que le moteur est là pour nous sortir de la Moïse... . Nous y resterons 4 jours pour préparer la traversée normal 3 semaines  - ravitaillement, plein carburant, eau soit disant potable!!!  Les habitants de ces îles sont très accueillants, souriants, agréables, dommage que leur pays soit si pauvre, si désertique... Leur gentillesse est leur seule ressource, nous pourrions prendre exemple de temps en temps!!!

   

 

 

Leur écrire : letourdumonde@wanadoo.fr                        Suivantes